Quand j'observe

J'observe les mammifères marins

La règlementation à Mayotte

Vous entrez dans le Parc naturel marin de Mayotte où tous les mammifères marins sont protégés. Cela vous engage à respecter la réglementation pour les observer de manière respectueuse. La perturbation intentionnelle, comprenant la poursuite ou le harcèlement des animaux est interdite. Dans les mammifères marins, nous pouvons trouver les dauphins, les baleines ou bien le dugong.

Depuis le 1er janvier 2021 dans les eaux mahoraises, ainsi que dans toutes les aires marines protégées françaises :

  • Il est interdit d’approcher les mammifères marins à moins de 100m * ;

  • 2 navires maximum sont autorisés dans la zone des 300m ;

  • La vitesse est limitée à 5 nœuds dans la zone des 300m ;

  • Les moteurs ne doivent pas être coupés pendant l’observation ;

  • L’approche est interdite par l’avant et par l’arrière des mammifères marins.

* Cela s'applique aux personnes en action de nage, aux navires et aux engins.

A quoi correspond 100m ?

A quoi correspond 100m ?

David Lorieux / Office français de la biodiversité

A quoi correspond 100m ?

David Lorieux / Office français de la biodiversité

La perturbation intentionnelle des mammifères marins est une infraction à la loi. Elle est punie d’une amende pouvant aller jusqu’à 750 € pour une personne physique et jusqu'à 3500 € pour une personne morale.

Schéma d'observation des mammifères marins

Schéma d'observation des mammifères marins

Office français de la biodiversité

Schéma d'observation des mammifères marins

Office français de la biodiversité

Un pas à pas pour réaliser une bonne approche

Lorsque j’aperçois des mammifères marins, je prends d’abord le temps d’observer la situation : quel est le comportement des animaux ? Sont-ils en train de se nourrir, de jouer, de se reproduire ou encore de faire route ? Si la situation le permet, je peux tenter une bonne approche en respectant certaines consignes :

Comment réaliser une bonne approche ?

Comment réaliser une bonne approche ?

David Lorieux / Office français de la biodiversité

Comment réaliser une bonne approche ?

David Lorieux / Office français de la biodiversité

À télécharger

L'info en plus !

Le respect des règles → Une observation plus belle

Une étude de 2020 à la Réunion a révélé que les baleines risquent 8 fois plus d’éviter les bateaux d’observation qui ne respectent pas une distance de 100m. L’étude a également évalué qu'il en est de même pour la mise à l’eau.

Taux d’évitement avec mise à l’eau : 63%  contre un taux d’évitement sans mise à l’eau 8%.

Approche mammifères marins

Approche respectueuse de mammifères marins

David Lorieux / Office français de la biodiversité

Approche respectueuse de mammifères marins

David Lorieux / Office français de la biodiversité

observation d'une raie

Une classe observe une raie manta dans le lagon de Mayotte, à l'occasion d'une sortie en mer avec un agent du Parc.

Seablue Nils

Une classe observe une raie manta dans le lagon de Mayotte, à l'occasion d'une sortie en mer avec un agent du Parc.

Seablue Nils

J’observe les raies mantas

Rencontrer une raie manta est une expérience inoubliable. Mais ces poissons sont également vulnérables et peuvent être perturbés par nos pratiques d’observation.

  • En bateau, je ralentis à l’approche d’une zone identifiée (environ 300 m) et je reviens plus tard si un bateau est déjà sur place en observation.
  • je coupe mes moteurs pendant l’observation,
  • je garde une distance d’environ 50 m et je ne poursuis pas les raies.
  • je ne reste pas plus de 20 mn avant sur la zone.
  • en nageant, j’approche en petit groupe qui reste bien groupé et en surface.
  • je n’encercle pas les raies, je ne nage pas près d’elles et je ne les touche pas.

J’observe les tortues en pleine eau

Les tortues marines sont des espèces protégées et leur perturbation intentionnelle est interdite par la loi. 

  • Lorsque je suis à bord d’une embarcation, je réduis ma vitesse dans les zones où elles peuvent être présentes (herbiers, récifs coralliens).
  • Si j’en aperçois une, je l’observe à distance en débrayant mon moteur. Si l’arrêt est impossible, je contourne l’animal.
  • Lorsque je suis dans l’eau, je l’approche silencieusement et lentement en restant à une distance d’au moins 3 m.
  • Je ne la touche pas, je ne la poursuis pas et je ne piétine pas l’herbier dont elle se nourrit. 
  • Si je vois des tortues en accouplement, je débraye est reste au moins à 50 m. Sous l’eau, je ne les approche pas. Ma présence risquerait de séparer le couple.
tortues sur l’herbier

Une tortue se nourrissant sur l’herbier.

Alexis Rosenfeld / Divergence Images

Une tortue se nourrissant sur l’herbier.

Alexis Rosenfeld / Divergence Images

J’observe les oiseaux

Les oiseaux marins sont sujets au dérangement, notamment au niveau des îlots identifiés comme reposoirs. Les dérangements répétés provoquent l’envol des oiseaux qui peut paraître spectaculaire. Ces envols répétés engendrent des dépenses énergiques intempestives qui fatiguent les oiseaux. Ils perdent ainsi l’énergie nécessaire à leur migration.
Pour préserver les oiseaux marins migrateurs :

  • je ne débarque pas sur les îlots en présence des oiseaux de décembre à mai,
  • le reste de l’année, je restreints ma présence et je veille à ne pas les faire s’envoler,
  • toute l’année, j’évite en particulier l’îlot Pouhou qui est un site de reproduction du phaéton à bec jaune, seul oiseau marin nicheur de notre île.
envol de sternes

Un essaim de sternes s’envolant de l’îlot de sable blanc du nord.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

Un essaim de sternes s’envolant de l’îlot de sable blanc du nord.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

Je me mets à l’eau

Quand je me mets à l’eau, que ce soit depuis la plage ou une embarcation, je dois faire attention aux habitats dans lesquels je pénètre.

  • En palme, masque et tuba comme en plongée sous-marine, je privilégie des palmes courtes et je pratique un palmage doux afin d’éviter les impacts sur les zones les plus sensibles.
  • J’évite le contact avec les plantes ou les animaux fixés et je ne m’agenouille pas sur les substrats colonisés.
  • Je ne perturbe pas les animaux. S’ils se sont réfugiés dans leur cachette, je ne les force pas et je patiente sans bouger jusqu’à ce qu’ils retrouvent leur calme et sortent à nouveau.
  • Je ne prélève rien.
  • En plongée, j’évite les chocs causés par les bouteilles de plongée ou toute autre partie de mon équipement (lampe, manomètre, détendeur de secours…) en les rangeant ou en les fixant correctement à mon gilet.
palme, masque, tuba sur le récif

Un plongeur en palmes, masque, tuba observe le récif corallien.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

Un plongeur en palmes, masque, tuba observe le récif corallien.

Yannick Stephan – Mayotte Découverte

déchets sur le corail

Un sac de riz s'est enchevêtré dans le corail.

Juline Wickel / Lagonia

Un sac de riz s'est enchevêtré dans le corail.

Juline Wickel / Lagonia

Je ramène mes déchets

Les déchets ont une action désastreuse sur le milieu marin et les espèces qui y vivent. La destruction des habitats influence les espèces qui y vivent et qui sont elles-mêmes directement impactées par nos déchets (étranglement, ingestion …). En polluant notre île nous nous privons des ressources marines dont nous avons pourtant besoin. En mer ou à terre, chacun doit faire preuve de civisme en ramenant ses déchets avec soi, en les triant et en les déposant dans les poubelles adaptées. 
Pensez à la mer, pensez aux animaux, pensez à vous : ne laissez pas vos déchets dans la nature.